Le « Nobel des arts », décerné à Demos, un programme d’éducation des jeunes à la musique

Sous la direction de la Philharmonie de Paris, le programme éducatif Demos dédié aux jeunes en difficultés s’est vu remettre le prix japonais Praemium Imperiale, considéré mondialement comme l’équivalent d’un « Nobel des arts ».

Depuis qu’il a été créé en 2010, le programme Demos s’emploie à transmettre un enseignement musical à un jeune public de 7 à 12 ans provenant de quartiers en difficultés ou alors de zone rurale. Ce programme inclut donc quatre heures de leçons hebdomadaires sur un instrument, sur 3 années, le tout gratuitement. Une fois ces 3 années écoulées, les instruments sont offerts aux participants souhaitant continuer leur apprentissage de la musique classique.

Le parrain de ce programme n’est autre que Lilian Thuram, et Demos a même inspiré le film « La Mélodie » sorti en 2017 et réalisé par Rachid Hami. D’un point de vue financement, le programme a un coût opérationnel annuel de 8 millions d’euros environ, un tiers étant financé par le gouvernement, un autre tiers par le secteur privé, et le tiers restant par les collectivités locales.

C’est ainsi que la 31ème Praemium Imperiale, véritable prix de prestige assorti de 43 000€, a récompensé ce programme mais également Mona Hatoum, plasticienne anglo-palestinienne ; Anne-Sophie Mutter, violoniste ; William Kentridge, peintre ; et Tod Williamds et Billie Tsien, couple d’architectes new-yorkais ; Bando Tamasaburo, acteur de théâtre.

Ce prix, considéré comme le « Nobel des arts » a été lancé en 1988 par la Japan Art Association. L’année passée, la France a été mise considérablement en avant avec des prix décerné à Catherine Deneuve ; Pierre Alechinsky, peintre franco-belge ; Christian de Portzamparc, architecte ; ainsi que le chef d’orchestre Ricardo Muti et la sculptrice Fujiko Nakaya.